Afin que vos entreprises gagnent en compétitivité dans un contexte international de concurrence accrue, l’UIMM et les partenaires sociaux ont signé, le 20 juillet 2004, leur accord de branche, adaptant ainsi aux exigences de la métallurgie l’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003 et la loi du 4 mai 2004 relatifs à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social.
 
 

Individualisation de la formation
Professionnalisation des salariés
Codécision Employeur / Salarié

   
 
«L’esprit l’emporte sur la lettre»
   
 

«Je qualifierai de quasi révolutionnaire la philosophie de l’accord interprofessionnel et de la loi qui a été promulguée. Nous faisons un pari politique qui nous démarque des anglo-saxons où l’adulte paye sa formation. Dans un pays comme le nôtre où le salaire direct est faible par rapport au coût du travail, il est difficile de demander aux gens qui ont un faible salaire de payer leur formation. Ce n’est pas équitable. Nous créons donc un pacte avec le salarié. En effet, nous affirmons que pour bien se former, il faut appliquer un principe de co-décision : la formation sera adaptée à chaque individu, à son expérience professionnelle, personnelle et humaine et l’entreprise visera à maintenir le salarié en état «d’employabilité» permanente. Nous affirmons la gratuité de la formation, par contre, en échange le salarié y consacrera du temps personnel.

«Professionnaliser plutôt que diplômer»
Notre pays a une qualité de formation initiale plutôt supérieure au reste du monde mais malheureusement toute la formation continue fait toujours référence à la formation initiale.La formation continue ne doit pas servir à obtenir un diplôme. Il faut plutôt parler en termes de compétences et de savoir-faire. Si on professionnalise, on personnalise : un parcours spécifique sera proposé au salarié à qui il faut alors des repères, d’où l’importance de l’entretien individuel.

Aujourd’hui, aucun patron ne peut assurer un emploi à vie à un salarié à l’inverse de ce qui se passait autrefois. Donc le devoir du chef d’entreprise est de maintenir le salarié en état «d’employabilité» permanente.La formation continue est là pour prévoir la mobilité, aider à une reconversion possible, être aux normes du marché.
C’est ainsi qu’a été créé le Droit Individuel à la Formation. Il faut faire accepter l’idée que pour bien se former, il faut un effort du salarié et que la formation professionnelle ne peut pas avoir lieu au détriment de l’activité économique de l’entreprise.

L’UIMM va mettre en place pour accompagner les entreprises dans cette démarche «un observatoire des métiers de la métallurgie» au niveau approprié qui pourra être, si nécessaire, européen voire mondial.Chaque entreprise pourra positionner ses salariés, mesurer leurs compétences et leur donner des objectifs. Les CEPFI* sont les outils mis en place par la profession pour réaliser les bilans de compétence qui servent à évaluer un salarié et son potentiel à se former par rapport à un projet professionnel.

L’avenir n’est pas simple pour les entreprises, l’Europe réserve sans doute des surprises. Dans un pays comme la France où l’industrie est menacée, donner la garantie à ses collaborateurs qu’ils sont des professionnels compétents, toujours au niveau du marché est :

un avantage compétitif certain pour l’entreprise, et
la meilleure assurance pour l’avenir du salarié.

 
Dominique de Calan
Délégué Général Adjoint de l’UIMM
   
  *CEPFI : Centres d’Evaluation des Potentiels
   
   
 
Les spécialités de formation prioritaires de la métallurgie
   
  L’article 7 de l’accord métallurgie du 20 juillet 2004 met l’accent sur la promotion de la formation professionnelle, dans le cadre du plan de formation dont font partie les périodes de professionnalisation, et du droit individuel à la formation, répondant aux objectifs suivants :
   
 

élargissement et acquisition d’une qualification

élargissement du champ professionnel d’activité

adaptation aux évolutions de l’emploi, aux mutations industrielles et à l’évolution du système de production et des technologies

   
 

technologies industrielles, fondamentales et de transformation

transformations chimiques et apparentées

énergie et génie climatique

autres transformations y compris les spécialités pluri-technologiques des transformations

génie civil et construction

assemblage et maintenance des équipements

transport, manutention, magasinage

achat, vente, négociation commerciale, marketing

finances, comptabilité, gestion

ressources humaines, management et gestion des entreprises, préparation à l’exercice de la fonction tutorale

secrétariat, bureautique, informatique de gestion

informatique, traitement de l’information et réseaux

communication et information

prévention des accidents du travail, des maladies professionnelles, conditions de travail et environnement, risques industriels

développement personnel, alphabétisation

développement des compétences linguistiques

   
   
 

 
 
ADEFIM Région Centre CS 1821 - 27 rue Robert Nau 41000 BLOIS
Tel : 02 54 52 20 50 - Fax : 02 54 52 20 51